De Juriste Publiciste de formation à Journaliste de Profession, Moussa Moïse SYLLA fait partie de cette nouvelle Génération qui marque notre Nation.

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moussa-moise-sylla« Moussa Moise Sylla est journaliste de profession, Directeur de l’Information à Espace TV, mais aussi correspondant de TV5. Il est marié et a seulement 30 ans. Monsieur le « grand gueulard » comme on l’appel lui et ses collègues de l’émission Les Grandes Gueules, réponds ici aux questions de notre reporter. »

  • Parlez nous de votre parcours professionnel ?

Je suis né en Cote D’Ivoire et j’y ai fait mon école primaire et le collège, mais dès la 8ème je suis venu en Guinée où j’ai poursuivi mes études au secondaire. J’ai fait mon lycée à DONKA où j’ai eu mon BAC en 2006 .J’ai fini mes études universitaires en 2010, je n’ai pas eu le temps de chômer grâce à Dieu. J’ai tout de suite commencé des stages de perfectionnement au sein du groupe Gangan et aussi des cours d’aptitudes en journalisme au niveau de l’ISIC de Kountia. À la base je n’ai pas fait le journalisme, je suis juriste publiciste à l’université UNIC. Nous étions les premiers boursiers de l’Etat qui ont été orientés dans des universités privées. J’ai aimé le métier de journalisme, ça m’a beaucoup passionné. Donc, j’ai été responsable à Gangan télévision, j’ai occupé le poste de directeur de l’information. Nous avons été les premiers à avoir commencé la présentation du journal dans une télé privée, il n’y avait que la RTG qui faisait le journal télévisé. Donc de Gangan en 2013 j’ai invité Lamine Guirassy dans mon émission qui s’appelait « Nouvelle Génération ». Il a beaucoup apprécié l’émission et il m’a fait des propositions et pour rejoindre Hadafo Media, j’ai donc décidé de me lancer dans cette nouvelle aventure. Avec Lamine, j’ai réfléchi de ce qu’il fallait faire pour Espace TV, donc on a établi un plan, depuis lors je suis directeur de l’information à Espace TV et je prends part à l’émission « Grandes Gueules » que j’ai entamé avant que je ne sois à Espace.

  • Avez-vous connu des échecs ?

Les échecs dans la vie d’un homme sont comme le jour et la nuit, pour moi les échecs sont une raison de plus de me battre ça me donne envi de me réveiller avec beaucoup plus d’ardeur. L’échec que j’ai connu dans ma vie c’est quand je fessais la 5ème année j’ai menti à ma mère que j’avais eu ma moyenne et c’était le contraire. Elle a versé les larmes, du coup je lui ai fait cette promesse que plus jamais je n’échouerais, j’ai respecté jusqu’à maintenant.

  •  Quels sont vos grands succès ?

Succès, je ne sais pas si j’ai eu de succès parce que je ne cherche pas de succès, je cherche juste à bien faire mon travail. C’est à l’opinion de tirer sa propre conclusion, mais j’ai une passion assez aigue pour le journalisme d’investigation, j’aime les enquêtes dangereuses qui font prendre des risques.

  •  Votre constat sur le respect de l’éthique et la déontologie du journalisme en Guinée ?

Je pense que c’est la chanson qu’on chante surtout l’autorité de régulation, quant on faillit un tout petit peut. Je ne dis pas qu’il ne faut pas rappeler aux journalistes son devoir ou sa responsabilité. Puisqu’avec la libéralisation des ondes on a vu l’explosion des médias, ça c’est une bonne chose pour rééquilibrer le débat politique, donner la parole aux nécessiteux. La non expression pour démystifier l’information, la liberté d’expression il faut la croquée à pleines dents, il faut poser des questions sans complaisance, il faut dire comme tel, les choses pas dans le but de vexer nos interlocuteurs pour qu’ils nous donnent des réponses que nous souhaitons. Donc il y a lieu de rappeler aux journalistes leur responsabilité et qu’il y a des règles qui régissent le fonctionnement de la corporation. Nous ne sommes pas des supers hommes ou des hors la loi nous sommes les sujets de la justice. Donc qu’on prenne le temps de vérifier les informations avec les preuves à l’appui avant de les diffuser. Éviter les calomnies, les diffamations par dessus tout, même s’il faut se taire quant on sait qu’une information peut être à la base de l’instabilité. Car le journaliste doit être un journaliste citoyen.

Pour finir, ça me fais plaisir de partager avec vous mon expérience, ma vision du métier et ce que je vais dire au jeunes c’est de suivre le même chemin.                                                                                                 Maciré Mara pour www.modeledereussite.com

6 Commentaires

    • Merci à vous Fatoumata Lamarana Diallo , le combat pour redonner la vraie image des personnes qui l’ont merité continu…Nous devons denicher et montrer au peuple de Guinée que notre Nation regorge des talents inestimables que nous appelons des : MODELES….Merci à vous et partagez l’information.

    • Merci à vous Mr Maomy….Nous croyons que la jeunesse est autre que ce qu’on nous fait croire: manque d’experience, médiocrité, irresponsabilité…Parmi les jeunes il y’a vraiment des exceptionnels que nous aimons appéler des MODELES….

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